Le Bestophe (1999)
|
|
Editorial
La nostalgie n'est pas un vain sentiment de tristesse, elle est un doux regard porté sur le passé pour mieux envisager l'avenir. Le spectacle de fin d'année, c'est ça: l'aboutissement des efforts et des talents de chacun, dépassant même le seul apport de la danse. Car il y a aussi tous ces artistes plastiques qui conçoivent et réalisent les décors, les couturières qui créent les costumes, les éclairagistes qui habillent la scène de lumière, les ingénieurs du son qui mêlent leurs compétences à celles des compositeurs pour le décor sonore, enfin toutes ces personnes qui travaillent en coulisse pour la bonne organisation des événements et dont le talent, qui n'est pas des moindres, est de simplifier la vie de tous sans perdre une once de bonne humeur . Et puis il y a aussi le talent des parents: un art souvent oublié, et pourtant bien zélé, de mettre tout en oeuvre pour que ces instants restent un jalon important dans l'épanouissement de leurs petits rats. Bref, Danses & Cie a huit ans et se permet ce petit regard nostalgique avec le «BESTOPHE» (n'y voyez qu'un titre volontairement humoristique et pas une monumentale erreur de franglais). Un condensé dansé des trois créations précédentes et qui permet aux plus anciens élèves de donner la mesure de leur talent dans des rôles qu'ils n'envisageaient pas il y a six ans et qui montrent leur évolution. Pour les nouveaux, c'est l'occasion d'apporter un sang neuf et de revisiter les chorégraphies avec une personnalité différente. Ces trois spectacles n'auront donc, par la grâce de leurs interprètes, aucun goût de déjà vu. Notre souhait est que chacun, public et danseurs, y prenne son plaisir. Xavier GOSSUIN La Belle et la Bête Dans les contes de fée, il y a souvent un royaume enchanté, une forêt ensorcelée ou un château mystérieux où toutes sortes de métamorphoses sont possibles et où l'on pénètre le coeur battant dans un doux mélange de peur et d'exaltation. Ici, le rideau s'ouvre sur le quotidien avec la maison de Belle. Ses 2 soeurs ne pensent qu'à leur apparence et jouent les coquettes devant Avenant. Mais lui n'a d'yeux que pour Belle. Arrive son père qu'elle aime et respecte. Il est malheureusement poursuivi par des créanciers qui réclament leur dû. Désargenté, il ne lui reste qu'à partir pour tenter de refaire fortune. Les soeurs de Belle l'y obligent tandis que Belle prépare ses bagages avec tristesse. Au cours de son voyage, le père s'égare dans la forêt mais Avenant le suit et l'observe de loin. Il affronte le vent, la pluie et le brouillard avant de découvrir le château de la Bête. Il y pénètre et n'y voit aucun être humain. Seuls des chandeliers magiques et des statues bougent et l'observent. La Bête surgit, accompagnée de ses serviteurs. Elle est furieuse et ordonne au père de ramener l'une de ses filles sous peine d'être tué. La Belle ne voyant pas son père revenir part à sa recherche. Elle traverse à son tour la forêt puis pénètre dans la demeure de la Bête. Mais la Bête fait son entrée, précédée par ses serviteurs. Sa laideur effraie Belle qui s'évanouit. Les fées l'entourent et l'installent pour le souper en lui revêtant de riches atours. Là, en compagnie de la Bête, elle ressent plus que jamais la différence qui les sépare. Le jour se lève. Belle découvre le superbe jardin de la Bête. Peu à peu, Belle est gagnée par un sentiment de tendresse: même si elle craint encore la Bête, elle sent aussi qu'elle en est éprise. Mais très vite le chagrin la gagne lorsqu'elle pense à son pauvre père. Etre si loin de lui la rend malade. La Bête, pour la soulager, lui propose d'aller revoir son père si Belle promet de revenir. Avant le départ de Belle, la Bête lui offre la clé de son tresor secret : le Temple de Diane. Le temps passe et Belle ne revient pas au château. La Bête soupire de tristesse au souvenir de Belle, la Bête se meurt. Belle le voit dans son miroir et court à nouveau vers la Bête. Emplie de chagrin, elle s'écroule à son chevet. Pendant ce temps, Avenant arrive dans le temple de Diane. Il y pénètre, poussé par la jalousie. Mais personne ne peut violer le secret de la Bête. Tandis qu'Avenant s'émerveille devant les richesses du Temple, les statues arment un arc et le tuent. Et la magie opère: la Bête revient à la vie et prend l'apparence d'Avenant. La Belle et lui peuvent enfin s'aimer. Et comment dit-on encore dans les contes de fées ? Ah oui, ...«lIs vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants». Cendrillon Un quai de gare, la veille du réveillon... Changement de décor... Et d'un claquement de doigts, le rêve devient réalité... Entre-temps, sur la place, le chambellan du roi annonce qu'un grand bal sera organisé au palais,
provoquant l'excitation des villageois. Mais les deux méchantes soeurs découvrent la robe réalisée en cachette et, furieuses, la déchirent sous les yeux consternés de Cendrillon. Cendrillon, désespérée, sait désormais qu'elle n'assistera pas au bal. Mais, tandis qu'elle pleure, la poupée de Cendrillon se métamorphose en fée: tout espoir est de nouveau permis... Pendant ce temps, dans la salle de bal du palais, la Cour fait son entrée. Le bal est officiellement ouvert. Soudain, à la surprise générale, une jeune inconnue fait son entrée et ravit d'emblée le coeur du prince. Minuit sonne. Cendrillon s'enfuit. Le prince, entraîné par les invités qui dansent, ne parvient pas à la suivre. Le lendemain, le chambellan fait essayer à toutes les jeunes
filles du royaume la pantoufle de verre perdue par Cendrillon dans sa fuite. Marie-Antoinette A Vienne, dans le parc du palais natal, Marie-Antoinette, jeune princesse insouciante,apprend
de sa mère l'impératrice Marie-Thérèse qu'elle est destinée au mariage avec le futur roi de France, Louis XVI. Enfin, voici venu le jour du mariage. Dans la chapelle du château de Versailles, les deux futurs souverains, acclamés par le tout Paris, échangent leurs consentements au cours d'une célébration fastueuse. Progressivement, nous allons vous transporter dans un monde parallèle où le passé se fondra dans le futur, où perruques, maquillages, décors et éclairages seront prétexte à transcender le temps et l'espace. Dans le palais, Marie-Antoinette et ses serviteurs se sentent traqués, mais ils refusent d'admettre le danger. Désespérée, celle-ci est sujette à des hallucinations. Lorsqu'elle revient à elle, ses cheveux ont été coupés. Le prêtre, accompagné des gardiens du temps, propose l'extrême onction à cette femme vieillie et meurtrie. |