Le chemin de lumière (2003)
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Pourquoi
choisir comme trame « La flûte enchantée » ?
Parce que le thème essentiel de « La flûte » est
l’accomplissement de l’être humain dans et par le voyage
initiatique. Une initiation
pour apprendre à se vaincre soi-même, à vaincre ses peurs, comme dans
les cauchemars d’enfance dont il faut se réveiller. J’espère
conserver ce regard que portent les enfants sur l’existence qui
s’offre à eux. Avec leur
naturel, mais aussi leur gravité.
Celle qui vous transperce lorsqu’ils vous regardent au plus
profond de vous-même. Schikaneder
et Mozart ont mis sur orbite des énergies essentielles qui se
combattent pour mieux se croiser : les mythes du Soleil et de la
Lune, du Jour et de la Nuit, la Terre, l’Eau et le Feu servant à
tracer un rituel bouleversant parce que profondément humain dans son
illogisme.
Chaotique comme l’existence, la « Flûte » nous entraîne dans une suite d’aventures qui mènent à la découverte de l’identité. C’est une histoire fantastique où la vie, la mort, l’amour, le divin, la lutte entre des forces humaines et des principes solaires, le masculin et le féminin sont offerts à la méditation du spectateur : à chacun d’y trouver ce que sa culture, son âge, ses réflexions et sa foi lui permettent de découvrir.
Quelques
chiffres… 450
danseurs,
Etape
après étape Le
8 novembre Deux
mois déjà qu’aux quatre coins de St-Luc professeurs et élèves
s’imprègnent de La flûte enchantée.
Très vite, le dialogue s’ouvre et Xavier précise les
rectifications à apporter aux premières ébauches.
Discrétion et sobriété sont les mots d’ordre. Le
premier choix critique est d’autant plus difficile à opérer que tous
les projets présentés s’avèrent intéressants par un aspect ou un
autre et ce même si tous nécessitent quelques améliorations. Le
13 décembre Le
titre – enfin – trouvé, Le chemin de lumière. Le
14 février Tous les projets retouchés ou neufs sont présentés pour la dernière fois au maître d’œuvre.
Quand
la comédie s’en mêle… « Il
y a un réel échange, nous dit Pascale, comme lorsque l’on joue au
ping-pong : ce que l’on envoie est toujours renvoyé… » Pascale
et Elise incarne respectivement les rôles de Pamina et de Papagéna,
assurant le lien entre toutes les scènes.
L’accent est d’ailleurs porté sur le vécu, sur les émotions
et les états d’âme de ces deux femmes. Les
deux comédiennes se décrivent comme des « voyageuses, des
exploratrices du temps »… Le
spectacle, enfin, peut être vécu par chacun au degré qu’il
choisit… Tout le monde
peut en tirer des choses, un enseignement, une morale ou simplement y
voir une jolie histoire, agréable à regarder…
De
la création à la scène Particulièrement
sensibilisée à l’architecture d’intérieur, au design, à la scénographie,
la section « Volume » s’est vu confier la création des décors
et objets scéniques du Chemin de lumière. Créativité,
investissement et volonté de parfaire, voilà les mots clés de cette
section. Cette première intrusion dans la vie professionnelle permet à chacun d’eux d’être sensibilisé aux rapports existant entre les diverses formes d’art.
Du
spectacle à la scène Qui
dit spectacle dit scène adaptée. C’est
à l’option ébénisterie qu’est revenue la conception d’une
maquette de la scène, qui accueillera les 450 danseurs du spectacle Le
chemin de lumière. La
maquette de la structure de la scène de la maison de la culture à l’échelle
1/20. L’objectif de cette
superbe maquette est d’aider à prévoir les décors et les
accessoires du ballet (rideaux, panneaux amovibles, passerelle, scène,
coulisses…)
La
diffusion Une affiche, un programme, une invitation et un billet d’entrée, autant d’éléments de diffusion que les élèves de sixième illustration de St-Luc réaliseront.
« J’ai
voulu travailler l’argument de façon originale et raconter
l’histoire après l’histoire », affirme Xavier Gossuin.
(…) « Rien
de biblique mais l’accomplissement de l’être humain au sens large. » Françoise
Lison,
Le
résultat est d’une intelligence esthétique rarement prise en défaut
et, surtout, il s’adresse à un large public.
C’est un sommet pour Danses et Cie, et du bonheur à revendre
pour les spectateurs émerveillés. La
rencontre de tant d’énergies humaines et le savoir-faire pédagogique
de Danses et Cie donnent un mélange subtil de délire imaginatif, de
raffinement chorégraphique et de technicité scénographique.
Le tout est au service d’une pédagogie de la danse où chacun,
enfant ou adulte, trouve sa juste place. On
retrouve dans ce spectacle ce qui est le propre du style Gossuin. C’est l’adéquation, quasi parfaite, entre la musique et
la danse. Les mouvements
d’ensemble font que les danseurs n’apparaissent jamais en
concurrence, mais les meilleurs entraînent les plus timides dans un
esprit d’harmonie fraternelle. C’est
un fait plutôt rare dans le monde narcissique de la danse ! Ce
spectacle constitue un véritable cas de figure par sa capacité de
faire intervenir des ateliers différents dans un spectacle unitaire et
somptueux. Sans oublier l’émotion, et le sourire émerveillé de
l’enfance. Bruno
Lestarquit,
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