Les spectacles de Danses & Cie intégrant les élèves de l'école
Les DVD de la plupart de ces spectacles sont disponibles à l'accueil de notre centre
Histoire du spectacle « Et Dieu créa l’enfant »
Seule dans son atelier, la Dame travaille : elle achève de confectionner ces nombreux jouets qu’on lui commande régulièrement. Dehors, le vent agite les herbes folles et le lierre. Bientôt, la Dame s’endort et se met à rêver : elle souhaiterait tellement donner la vie à un enfant ! Son vœu sera-t-il exaucé ? Le dieu de l’Olympe, Zeus, semble l’avoir entendue et envoie ses messagers du bulbe. La Dame s’éveille et quitte l’atelier. Entrent alors les lucioles qui donnent vie, pour un temps, aux différents jouets : poupées mécaniques, robots, ours en peluche, soldats de plomb et petites danseuses s’animent. Leurs jeux sont soudain interrompus par des monstres surgis du jardin. Mais le réveil de la ballerine les surprend et provoque leur départ. Un soldat de plomb amoureux en profite pour déclarer timidement sa flamme à la ballerine. De retour dans son atelier, la Dame soupire : des idées noires l’assaillent. Bien décidée à forcer le destin, la Dame plante un bulbe magique qu’elle vient de découvrir et va se coucher.
Durant son sommeil, Déméter, déesse de la fertilité, multiplie les femmes enceintes. Bientôt, de nombreux fœtus voient le jour. Trois fées marraines se penchent quant à elles sur le bulbe magique…Peu à peu, la plante se met à germer : deux tournesols paraissent avec, à leur sommet, des marionnettes. Une multitude de petits tournesols envahissent la scène et insufflent vie aux pinocchios.
De son côté, la Dame rêve et se laisse aller au souvenir de sa rencontre avec l’amour. Mais le rêve se transforme bientôt en cauchemar où des harpies manipulent les enfants devenus pantins. De grands bébés pleurnichards achèvent de réveiller la Dame en sursaut. Elle découvre alors les deux enfants issus du bulbe magique et entourés de leurs consciences. Folle de joie, la mère borde ses petits et les couche dans un berceau en bois de sureau. Pour chacune des consciences des pinocchios commence alors une mission quasi impossible, à savoir protéger ces intrépides garçons à travers leur croissance, ce parcours initiatique semé de tentations et de chausse-trappes !
Déjà, le monde se transforme : le lierre du jardin envahit les lieux. Les grands elfes encerclent le berceau pour emprisonner leurs occupants et appellent les lutins qui l’emportent au milieu des herbes folles. Les consciences et les bonnes fées marraines ont fort à faire pour leurs protégés emportés dans la tourmente !
Le temps passe, symbolisé par les derviches tourneurs, et les deux garçons ont grandi. Curieux, ils veulent explorer l’inconnu. Dans la grotte où ils sont attirés, ils sont rejoints par un groupe de gobelins manipulateurs : ces personnages à l’apparence anodine sont pervers. Ils poussent les pinocchios à voler la lampe magique au grand dam de la conscience. Dans leur élan, les deux larrons font tellement de bruit qu’ils réveillent les cyclopes et leurs esclaves, tapis jusque là au fond de la grotte. Ils sont accompagnés du terrible Héphaïstos, le dieu de la forge et des volcans.
Les pinocchios sont sauvés in extremis par Zeus, qui débarque avec ses gardes. Sa stature effraie les enfants mais ils sont rassurés par les petits elfes. Ils appellent les messagers des dieux pour leur ouvrir le chemin de l’Olympe, tandis que leur conscience, entourée de spectres, s’est enfuie et se lamente d’avoir pour une fois failli à sa mission.
Dans le royaume de l’Olympe, nos jeunes héros goûtent aux délices de la corne d’abondance et aux plaisirs des dieux, encadrés par leur maître à danser. Vénus, Apollon, Cupidon et ses angelots rivalisent de malice et de coquetterie tandis que les petits dieux viennent saluer le grand Zeus.
Peu à peu, le Mont Olympe se dévoile aux enfants. De son côté, la conscience tente de les rejoindre et entame son ascension tandis qu’Apollon et sa suite paradent devant Vénus et ses compagnes. De quoi faire tourner la tête à nos deux pinocchios devenus adolescents. Mais des adolescents toujours aussi intrépides et imprudents qui se laissent entraîner par Apollon dans le labyrinthe d’où ils ne pourront sortir qu’en suivant le fil d’Ariane. A moins que… Les licornes pourront peut-être aussi les guider. Pourvu qu’ils n’écoutent pas Icare, qui s’imagine parmi ces oiseaux et tente de s’enfuir du labyrinthe sans prendre garde au soleil. Trop tard ! Cet orgueilleux entraîne les enfants. Il s’approche de l’astre et la cire qui collait leurs ailes fond, plongeant Icare et les Pinocchios dans les flots où se mire l’éternel amoureux de son reflet, Narcisse.
Comment échapper à l’attrait du peuple de la mer ? Grâce aux ondines, pardi ! Elles indiquent la voie vers le rivage et surtout vers Jason et les Argonautes. Eux seuls pourront permettre aux enfants de trouver la Toison d’or, et donc leur mère. Mais des périls guettent encore nos deux héros : les Amazones les capturent et les livrent à leur terrible Reine, et sa cour. Nostalgiques, les enfants songent à leur mère, qui leur apparaît en songe. L’intervention des Argonautes, et de la toison d’or, réalise leur vœu : il retrouve la douce chaleur du foyer au bout de ce chemin initiatique, semé d’embûches, de tentations, mais aussi de combats destinés à grandir…
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