Le Portrait (2007)
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En 2005, Danses et Cie s’était accordé une « pause » (quoique !) le temps de s’agrandir et vous avait donc proposé un spectacle à l’esprit différent, certes plus académique, et à l’investissement moindre quant aux implications artistiques entre groupes. Pour être de qualité, « Académissisme » cassait cependant avec la spécificité développée par Danses et Cie au fil du temps : soit rassembler en une seule création jeunes et moins jeunes, débutants et confirmés, toutes discipline confondues dans un grand projet collectif. En 2007, nous renouons avec cette aventure d’envergure, qui concerne autant ceux qui brilleront sur scène que ceux qui œuvrent depuis longtemps en coulisses. « Le Portrait », inspiré de l’œuvre d’Oscar Wilde, nous semble un fil conducteur passionnant quand il s’agit de parler de sentiments, d’esthétisme, de rigueur, de remise en question. « L’éternelle jeunesse » ne serait-elle qu’une fuite en avant, une vaine conquête qui renonce, dans son absolu, à poursuivre l’essentiel : la sagesse, l’équilibre du cœur, du corps et de l’âme. Quel thème plus passionnant peut-il guider les pas de nos petits et grands artistes, tous en recherche de perfection, d’amélioration mais sûrement pas dans l’idée de scléroser, figer et l’âme et le temps ; Que l’évolution, l’ouverture, la tolérance soit le maître mot de la saison à venir. Puissions-nous préférer la douce patine du temps et son ferment de maturité à l’exaltation sans bornes, et sans garde-fou d’une image fixée à jamais par les autres. Que le tableau de Dorian ne nous renvoie pas le reflet d’usure grimaçante mais bien l’expression d’une réelle et belle maturité profonde, dans le respect et la différence de chacun.
Pour la réalisation de ce spectacle grandiose, jugez plutôt de l'investissement de chacun...
Pour les décors aussi, profs et amis mettent la main à la pâte.
Ici, l'attente angoissante avant le lever du rideau... Les bonnes travaillent leur jeu d'acteur. Au Moulin Rouge, le cancan bat son plein ! |